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Conférence du Professeur Joseph Davidovits

Par PASCALE GAGNAIRE, publié le lundi 30 octobre 2017 12:25 - Mis à jour le lundi 30 octobre 2017 12:34

Le Professeur Joseph Davidovits explique aux étudiants de la classe préparatoire littéraire sa théorie sur la construction des pyramides égyptiennes.

Le jeudi 19 octobre, les étudiants de la CPGE littéraire ont pu assister à la seconde conférence de Joseph Davidovits sur la construction des pyramides égyptiennes. Le scientifique de renommée internationale a en effet accepté de passer la journée au lycée Mariette pour expliquer aux élèves et aux étudiants ses découvertes et son parcours.

Après avoir mis en évidence les incohérences des vieilles théories qui veulent que les blocs souvent monumentaux aient été taillés puis hissés sur des rampes qui auraient nécessité, entre autres, une masse de matériaux au moins équivalente à la masse de la pyramide elle-même, le professeur a exposé sa théorie d’une construction en pierres agglomérées, fabriquées à partir  d’une roche friable, impropre à la taille et présente sur le site, selon une technique où la chaux obtenue à partir de cendres calcinées et le sel natron réagissent dans des bassins pour former le ciment géopolymère qui, après évaporation, va permettre une réagglomération de la pierre calcaire, dans le cas des pyramides. Celle-ci, à ce stade, a la consistance d’une boue qui sera, alors, transportée dans des paniers vers des moules en bois. Dès qu’un bloc est sec, il est démoulé et les planches sont réutilisées pour le bloc contigu. Cette technique simple dans sa réalisation n’a jamais nécessité des dizaines ou des centaines de milliers d’esclaves.

Joseph Davidovits s’est ensuite appliqué à démontrer l’origine artificielle de ces pierres en s’arrêtant sur les divers types d’analyses réalisées depuis une quarantaine d’années et sur leur évolution jusqu’au procédé de RMN (résonance magnétique nucléaire) qui a clairement fait la preuve définitive de la présence d’un liant artificiel dans les échantillons testés.

Après ce long volet technique, le scientifique a expliqué la nécessité de l’expérimentation grandeur nature. Une vidéo a retracé cette dernière, réalisée à Saint Quentin en 2006 par une équipe de chercheurs qui a réalisé quatre blocs de plusieurs tonnes chacun.

Le troisième point abordé fut la dimension religieuse de cette technique qui était liée à une religion ancienne, celle du dieu Khnoum; le dieu à tête de bélier, aux cornes horizontales. Dans la genèse, il façonne, modèle l’homme, tandis que, bien plus tard, quand on a découvert le bronze, le dieu Amon taille l’homme dans son corps; le corps de la montagne.

Enfin, il fut question de textes (comme la stèle de la famine) et de traductions, de textes mal déchiffrés et réinterprétés au regard de cette connaissance.

La démonstration a retenu toute l’attention du public pendant presque deux heures grâce, pour finir, aux questions posées par des étudiants manifestement intéressés.

 

 

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