Camille VASSEUR, mardi 22 octobre 2013

 

  • Parcours

 

Lycée Mariette Boulogne sur Mer (Bac ES)

2010 – 2011 : Hypokhâgne au Lycée Mariette

2011 – 2012 : Khâgne Histoire-Géographie au lycée Mariette (sous-admissible à l’ENS de Lyon)

2012 – 2013 : L3 Administration Publique à l’Institut de Préparation à l’Administration Générale (IPAG) de Lille

2013 – 2014 : M1 Administration Publique mention générale et territoriale à l’IPAG de Lille.

 

  • Le choix de la prépa

 

En choisissant de passer un bac ES, je ne pensais pas me retrouver un jour en hypokhâgne et ensuite en khâgne. Mon but premier était d’entrer à Sciences Po. Je voulais donc trouver une formation qui, en cas d’échec au concours de Sciences Po en fin de terminale, me permettrait de préparer au mieux le concours tout en me laissant la possibilité de changer d’avis (ce que j’ai fait).

 

Ayant fait mon lycée à Mariette, qui plus est à l’internat (beaucoup d’hypokhâgneux et khâgneux sont internes), je connaissais l’existence de la classe prépa dans l’établissement. Après avoir rencontré un enseignant lors d’un forum et avoir fait quelques recherches sur internet, je pensais de plus en plus à choisir cette voie après le bac. Les interventions des étudiants lors de la journée portes ouvertes ont fini de me convaincre. Ils avaient l’air gentils, épanouis, heureux d’être là, loin de l’image habituellement donnée de l’étudiant de prépa surmené, individualiste voire au bord de la dépression. D’ailleurs mes parents, s’ils étaient satisfaits de mon choix de ne pas m’enterrer dans une formation universitaire traditionnelle, étaient tout de même inquiets au vu notamment des différents reportages qu’ils avaient pu voir à la télévision. Cependant, lorsqu’ils se sont rendu compte au bout de quelques mois que j’étais réellement heureuse dans mes études, ils ont été pleinement rassurés.

 

  • L’expérience de la prépa

 

Je n’ai jamais regretté mes choix, ni celui de faire prépa, ni celui de le faire à Mariette et encore moins celui de rester à l’internat. J’ai bien sûr eu quelques doutes au début : je n’avais pas fait de Bac L, j’avais peur d’avoir un retard que je n’arriverais pas à combler ;  je venais de passer trois ans à Mariette, je redoutais un ras-le-bol et l’impression de stagner alors que toutes mes connaissances partaient étudier ailleurs. Ces doutes ont été assez rapidement balayés. Qu’importe le bac d’origine, on se retrouve tous dans le même bateau et c’est ce qui crée une vraie cohésion, un réel esprit de groupe dans la classe.  C'est d'ailleurs ce qui fait la force de Mariette. Il n’y a pas de mauvais esprit dans la classe : les élèves ne cherchent pas à s’enfoncer les uns les autres, les professeurs ne cherchent pas à évincer certains  élèves. Ils cherchent au contraire à faire ressortir le meilleur de chacun de nous.

 

Pendant ces deux années, j’ai adoré le fait de toujours avoir un sujet de réflexion en tête, le sentiment de constamment apprendre et découvrir. Ce serait mentir que de dire que tout n’a été que joie et bonheur. Il y a eu quelques périodes plus difficiles que d’autres parce que le travail s’accumule ou que les problèmes personnels viennent dérégler notre organisation. Mais ces moments ne sont que passagers et ils sont vite oubliés.

 

L’un des grands avantages proposés par le Lycée Mariette est l’internat. Disposant aujourd’hui de mon propre appartement, je sais que je n’aurais pas pu gérer l’implication que demande la prépa et toutes les obligations du quotidien. L’internat permet de se consacrer au travail dans un cadre convivial. Il permet également de ne pas se sentir isolé et de partager les compétences et les réflexions.

 

  • L’après-prépa

 

Après la prépa, j’ai intégré l’IPAG de Lille 2. Ceci représente un virage assez important puisque je suis passée des Lettres au Droit public. Au-delà de la culture générale, mes deux années de prépa m’ont permis de développer des compétences d’analyse et de synthèse. Les cours de droit  sont très denses la plupart du temps, tout comme ceux de prépa, et grâce à mon parcours, je sais faire ressortir ce qui est essentiel dans le cours et ce qui est plus anecdotique.  Ceci me permet de gagner en efficacité et en temps d’apprentissage des cours. 

 

J’ai également pu observer lors des différents stages que j’ai effectués, que l’habitude de l’étude de documents, quels qu’ils soient, acquise en prépa, était d’une grande aide pour les travaux d’analyses. Les employeurs recherchent cette qualité ainsi que la capacité de restituer les résultats de manière claire et organisée. 

 

Mes deux années de prépa restent un des grands moments de ma scolarité et de ma vie. J’y repense régulièrement avec une grande nostalgie. 

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par JOELLE LAWNICZAK le 28 nov. 2016 à 15:49

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